Arc atlantique

Tableau de bord de la filière Construction des régions françaises de l'Arc Atlantique

Date de publication de cette étude : avril 2015

Le concept

L'Arc Atlantique est un concept d'aménagement né d'une initiative française ; marque identitaire reposant sur le volontarisme politique, elle regroupe 27 régions membres, de l'Andalousie à l'Ecosse, représentant quelque 60 millions d'habitants. Son principal objectif est de faire valoir auprès de l'Union européenne les spécificités des territoires de la façade atlantique, tout en prenant en considération les particularités de chaque Région qui la compose. Il s'agit de promouvoir des coopérations dans différents domaines (infrastructures et moyens de communication, eau et environnement, tourisme atlantique, formation et recherche) afin de mieux concurrencer les positions dominantes des régions du centre européen.
La mise en place et la réalisation d'un certain nombre de projets (infrastructures routières, ferroviaires...) montrent la volonté des régions concernées à s'organiser.
C'est notamment le cas des cinq régions françaises de la façade Atlantique (Basse-Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine) qui ont fondé très rapidement une coopération forte du fait de spécificités partagées (population, activité, "maritimité"..).
Le suivi de la coopération interrégionale s'est fait à partir de points de repère économiques et sociaux regroupés le plus souvent dans des tableaux de bord où la filière construction n'apparaissait jamais, alors qu'elle contribue largement au développement économique.
Pour combler ce manque, la Cellule Economique de Bretagne a élaboré un tableau de bord d'indicateurs globaux permettant d'apporter un éclairage sur la filière construction dans ces cinq régions, en les comparant entre elles et par rapport à la France entière.
Ce tableau de bord est actualisé chaque année afin que les acteurs politiques et économiques puissent suivre les évolutions. Le présent document en est la 14ème édition.

Qu'observe-t-on ?

Pendant les deux dernières décennies, le secteur de la Construction n'a pas évolué dans les régions de la façade Atlantique comme dans le reste de la France : ayant mieux résisté au début des années 1990, ce secteur a connu une reprise plus précoce au tournant des années 2000, avec une amplification dans les années suivantes dont la traduction en emplois a été plus importante. Par ailleurs, le recours à l'apprentissage y est plus fréquent (54 % des jeunes en formation initiale sont en apprentissage à la rentrée scolaire 2013-2014 contre 48 % au niveau national).
Pour autant, les régions françaises de l'Arc Atlantique ne présentent pas, l'une par rapport à l'autre, un profil homogène. Des disparités régionales apparaissent en raison de la différence d'évolution d'indicateurs liés à l'environnement du secteur de la construction et qui ont des conséquences sur l'activité : le rythme d'accroissement de la population, les migrations de retraités vers la côte, le développement de la production agricole, l'investissement industriel, le taux d'accession à la propriété, la part de la maison individuelle, le prix du foncier, les facilités de déplacement, etc. A noter que l'ensemble de ces régions a connu une forte dégradation d'activité en 2009 à la suite de la crise économique de 2008, comme les autres régions françaises. Cette détérioration s'est traduite par une baisse des effectifs qui persiste en 2013 et est plus forte que sur l'ensemble de la France (-2,9 % pour les cinq régions contre - 1,9 %).
L'année 2014 a été marquée par un niveau d'activité sensiblement réduit. Les mises en chantier de logements sont globalement en baisse de 11 % ; dans le secteur non résidentiel (hors agricole), le recul atteint 14 % en nombre de m2 construits. Cette situation, qui est illustrée par la diminution des livraisons de ciment (- 7,1 % pour l'ensemble des cinq régions) s'inscrit dans la tendance nationale. L'activité en entretien-amélioration enregistre également une baisse, moins élevée cependant qu'en construction neuve.
La situation du marché de la construction neuve ne devrait pas s'améliorer en 2015, en raison, notamment, du faible niveau de la demande dans le secteur de la maison individuelle, secteur qui constitue une source très importante d'activité pour les entreprises des cinq régions de l'Arc Atlantique. Par ailleurs, le niveau d'investissement dans le secteur non résidentiel reste médiocre, en raison surtout de l'atonie de la demande dans le secteur des équipements publics. Le marché de l'entretien-amélioration, et notamment les travaux liés à la performance énergétique, devrait permettre de limiter le recul prévu dans le neuf.

 

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